De quoi ça parle? De votre ville, de ce qui s'y passe. J'en rends compte sur Paris-Normandie et vous pouvez en profiter sur cet espace. De plus vous pouvez consulter toutes les photos et vidéos que je réalise à l'occasion des diverses manifestations auxquelles j'assiste en cliquant sur le lien ci-dessous.
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mardi 21 juin 2016

PETIT-COURONNE. Robert Caillemet reçoit la médaille du syndicalisme pour son implication depuis l'âge de 14 ans.



Un parcours syndicaliste de 80 ans.


A l'heure où le syndicat CGT n'a jamais été autant dans l'actualité, il est un homme qui mérite également d'être sous les feux des projecteurs. Bon pied bon œil alors qu'il vient de fêter ses 94 printemps, Robert Caillemet, retraité de la raffinerie Pétroplus (encore SHELL lorsqu'il en est parti) a été célébré comme il se doit par ses camarades de lutte. Réunis au siège de l'Union départementale CGT, jeunes et plus anciens sont venus saluer la dévotion de celui qui, dès l'âge de 14 ans, a fait sienne l'idéologie cégéstiste. Pascal Morel, secrétaire départemental du syndicat ainsi que Jean-Luc Brouté, secrétaire CGT Pétroplus, ont retracé un parcours digne des plus beaux livres. Impliqué dans la lutte ouvrière à l'époque du Front populaire et des grandes conquêtes sociales, Robert Caillemet gravira un à un les échelons du syndicalisme. Collecteur syndical, délégué du personnel, diffuseur de la presse syndicale, participation à la rédaction et à la mise en page des tracts, il sera également le fondateur d'une section syndicale de retraités de la raffinerie de Petit-Couronne et participera activement à la réalisation de la section CGT Quevilly / Couronne. Modeste, Robert Caillemet écoutera, durant cette conviviale cérémonie le message que Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT lui a adressé par la voix de Nathalie Verdeil, secrétaire générale de l'UD de l'Eure. "Ton expérience de la vie et ta sagesse nous est précieuse, faisant de toi une personne exceptionnelle dont toute la CGT peut être fière". Emu, Robert le sera aussi lorsque, à la presse, il confiera quelques moments de sa vie. "Mon épouse, Suzanne, m'a toujours suivi et laissé une grande liberté pour mon militantisme. Il faut dire que nous avons vécu de grands moments. Nos deux garçons, nos deux filles… Et la guerre! Il ne faisait pas bon à l'époque dire que l'on était à la CGT… Et puis, dans un sourire malicieux : "Aujourd'hui non plus d'ailleurs…".

ELBEUF. Depuis plusieurs années, une structure dédiée au repérage de la violence faite aux femmes officie au service des urgences du CHI.



Une équipe de professionnels sensibilisés.


L'hôpital reste un lieu de passage privilégié pour les victimes de violence. Elles y viennent soit au détour d'un épisode de violence, soit pour une pathologie découlant de celle-ci. Depuis 2010, le Centre hospitalier intercommunal Elbeuf-Louviers/ Val de Reuil (CHI) site d'Elbeuf, compte, dans son service des urgences, une structure qui vise à proposer aux victimes de violence, une écoute et un accompagnement adaptés. Dénommée EMHAVI (Equipe mobile hospitalière d'aide aux victimes de violences), elle est la seule en France et fait figure de référence. "Cette réponse est née d'un constat en 2008 qu'une réponse adaptée n'était alors pas fournie" témoigne le docteur Benoît Brousse, responsable du service des urgences et l'un des instigateurs du projet. "A l'issue de groupes de travail, nous avons décidé de créer cette cellule, qui a été validée par un comité de pilotage et porté depuis  par le Fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD), la direction de l'hôpital et, bien sûr, le service des urgences". Les objectifs résident dans l'optimisation du repérage des victimes de violences conjugales lors de leur passage dans le service, les accueillir au sein  d'une équipe pluridisciplinaire médico-psycho-sociale et faire en sorte qu'elles soient, dans la mesure du possible, protégée et soustraites du partenaire violent. Adriane Boutan, assistante sociale coordinatrice et Sandrine Lefebvre, psychologue clinicienne font partie de ce dispositif et reconnaissent que c'est "un combat de tous les jours, pas toujours évident et ancré dans la durée". Car la violence, souvent faites aux femmes, découle d'un processus "l'emprise" dont il est ardu de les en faire sortir. "L'aide que nous apportons ne pourrait exister sans l'implication des équipes médicales concernées" remarque Sandrine Lefebvre, "c'est pourquoi, ici, les équipes hospitalières sont sensibilisées à la problématique violence conjugale. C'est très chronophage mais c'est le passage obligé ainsi que la participation aux réseaux locaux de partenaires concernés, afin de faciliter les relais". En 2015, près de 200 cas de violences de ce type ont été identifiés aux urgences d'Elbeuf mais, ainsi que le souligne Adriane Boutan, "c'est sans compter ceux qui sont passés hors des heures ouvrables (week-end) ou celles qui nous ont été cachées par les victimes elles-mêmes…".

ELBEUF. Les stagiaires et les formateurs du Greta Elbeuf-Vallée de Seine ont organisé leur foire commerciale annuelle.



Entreprises virtuelles mais emplois réels.

Formation individualisée dans le tertiaire, l'Entreprise d'Enseignement Pédagogique (EEP) affiche de plus en plus d'engouement de la part des personnes en recherche d'emploi. La foire commerciale qui s'est tenue dernièrement dans les locaux du Greta n'était qu'une étape dans ce processus. Sandrine Allais, la directrice de l'EEP, en est convaincue : "c'est un moyen efficace de retourner à l'emploi. Ce concept est un support qui reproduit toutes les fonctions et activités d'une entreprise réelle. Les stagiaires, une vingtaine au total, y effectuent des stages d'environ cinq mois en vraie situation de travail et acquièrent un savoir-faire et un savoir être". Dans ce Monopoly grandeur nature, tout fonctionne comme dans une véritable PME. Deux structures, "Pharm Plus", spécialisée dans l'esthétique et "Pharm Loisirs", dédiée aux activités de loisirs, fonctionnent avec des prescripteurs et des partenaires. Les premiers comme le Pôle emploi envoient des gens en recherche et les seconds, comme les communes, prennent des stagiaires. "C'est comme dans la vraie vie" reconnaît Isabelle, stagiaire, qui, après une perte d'emploi, remet le pied à l'étrier. "J'avais besoin de faire un point sur mes compétences, au niveau technique mais aussi sur la faculté de travailler en équipe, ce qui n'était pas le cas auparavant. J'ai trouvé dans cette formation, tous les ingrédients qui me font penser que je suis prête". Forte d'un réseau de 120 EEP en France cette solution de retour à l'emploi affiche un succès pour 70% des stagiaires. Entreprise d'entraînement pédagogique, Greta d'Elbeuf, 4 cours Carnot. Contact et renseignements au 02.35.78.42.92.


GRAND-QUEVILLY. Trois enseignants, mobilisés durant la grève au collège Branly, poursuivis par la principale devant la justice.



Des enseignants au tribunal.

Après des mois de mobilisation pour dénoncer "le management agressif de la principale et la souffrance au travail", les enseignants grévistes pensaient en avoir terminé avec cette lutte, suite à l'annonce par le rectorat, début juin, qu'un nouveau pilotage du collège serait mis en place dès la rentrée 2016. Grosse surprise pour trois d'entre eux, deux jours après cette déclaration qui revêtait un peu un habit de victoire. En effet, ils se sont vus convoqués, par voie d'huissiers, devant le tribunal correctionnel de Rouen le 1er juillet prochain. La future ex principale a en effet déposé plainte contre eux au motif de diffamation. "Nos trois collègues risquent d'être condamnés par le tribunal correctionnel à des amendes (jusqu'à 10000 Euros) importantes, sans parler des frais de justice" souligne l'un de leurs porte-parole. "Ils ont,  comme nous, subi le management agressif de la direction

pendant des mois et risquent d'être sanctionnés au niveau pénal, alors que ce management, qui a généré de grandes souffrances ne le sera pas. Nous dénonçons ces méthodes et cette situation invraisemblable et nous allons défendre nos trois collègues collectivement et publiquement avec l'aide de nos nombreux soutiens". D'ores et déjà une grève de solidarité est programmée au collège Branly le 1er juillet. Un rassemblement de soutien est également prévu ce jour-là à 12 h devant le Palais de justice de Rouen.

GRAND-QUEVILLY. La poursuite de la grève au collège Branly était suspendue à une réunion au rectorat qui s'est révélée infructueuse.



Le conflit s'enlise à Branly.


Les enseignants du collège Edouard-Branly, toujours mobilisés contre la direction de leur établissement dont ils réclament le départ (nos précédentes éditions) avaient bon espoir de voir leurs revendications écoutées voire entendues lorsqu'ils sont venus, lundi à 17 h 00, accompagner leurs représentants syndicaux reçus par la direction des ressources humaines du rectorat. "Management agressif, répression syndicale et suppressions de postes sont à la base de notre action débutée en décembre 2015 après la mise en arrêt de l’une de nos collègues en extrême souffrance", ont rappelé les portes parole des enseignants. Au menu de cette audience, analyse du diagnostic établi par les services de l'académie et, éventuellement, une proposition de solution pour sortir de ce conflit. "Il n'en a rien été" ont déploré les représentants des cinq organisations syndicales (CGT-Education, FAEN- SNCL, SNFOLC, SNES-FSU, SUD-Education) au sortir de cette réunion qui a duré… 3 heures ! "On a tourné en rond. Le DRH a consacré la majeure partie de cette audience à déplorer la communication faite par les enseignants à propos de ce conflit. C'est paradoxal quand on sait qu'en matière de harcèlement, on nous demande d'enseigner aux élèves de s'en ouvrir à tous … Il nous a en outre exhortés à reprendre le travail". In fine, c'est entre le 1er et le 10 juin que seront rendus les résultats du fameux diagnostic devant les élus du conseil d'établissement de Branly. Réunis en assemblée générale hier matin, les enseignants grévistes depuis le 9 mai (deux tiers des effectifs) ont reconduit leur mouvement. "Il n'est pas question que nous fermions notre bouche" affirment-ils, "le rectorat n'a pas d'ordre à nous donner. Nous sommes éberlués de la façon dont est traité ce problème qui, habituellement, se règle en catimini, loin de toute publicité. Là, ce ne sera pas le cas!". La grève est reconduite pour les journées de mercredi et jeudi, jour où se déroulera un pique-nique solidaire à 12 h 30 devant les portes du collège.